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Mathoria: It All Adds Up – Un mix de RPG et de maths en anglais

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Décidément, les jeux sur les maths semblent se succéder sur Steam. Après Pythagoria et Zeus Vs Monsters, voici Mathoria: It All Adds Up, développé par une équipe d’étudiants, avec une professeur comme superviseur, qui était aussi éditrice pour des jeux indépendants aux Philippines.

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Mathoria: It All Adds Up raconte l’histoire d’un jeune adolescent qui est en réalité l’Elu et dont la maman est kidnappée par des voyous. Entre des combats et des quêtes, il devra faire preuve d’efficacité en utilisant ses connaissances mathématiques, notamment pour l’opération d’addition.

Où est donc passée la maman de ce jeune garçon?

Où est donc passée la maman de ce jeune garçon?

Le principe est simple: vous dirigez un personnage avec les flèches ou ZQSD/WASD (oubliez la souris), vous parlez à d’autres qui vont vous poser des problèmes style « Mon frère a mangé 20 pommes, j’en ai mangé 35, combien de pommes ont-elles été mangées? ». Pour répondre, il suffit d’utiliser à nouveau les flèches (en sachant que vous avez 4 cases et que la première représente les mille, la seconde les centaines, la troisième les dizaines, la quatrième les unités).

Voici un problème à résoudre

Voici un problème à résoudre

Vous allez devoir aussi vous battre: soit via une attaque simple (avec des calculs adaptés et faciles) soit via des pouvoirs spéciaux (avec des calculs bien plus difficiles style 456+354). L’équation apparaît à l’écran, vous avez en général cinq secondes pour répondre (le temps est plus long pour les difficiles), vous tapez Entrée puis vous entrez votre réponse et vous validez à nouveau avec Entrée. Si vous avez répondu correctement, les dommages seront infligés à votre ennemi sinon, c’est vous qui voyez votre santé diminuer.

Combat

Combat

Des potions peuvent être utilisées pour récupérer un peu de vie, de diminuer le compte à rebours avant de pouvoir réutiliser un pouvoir ou d’infliger des doubles dommages. L’autre objet principal est un set de vêtements qui augmente les points de vie et les dommages ou diminuer l’un au profit de l’autre. Le résultat est que vous pouvez équiper l’uniforme de l’assassin blanc, infliger des dommages de 60 points et vous retrouver avec 10 points de vie. A vous d’éviter toute mauvaise réponse sous peine de vous tuer immédiatement – bien qu’ici, le concept de tuer n’existe pas car les ennemis se retirent de votre route tout simplement.

Vêtements

Vêtements

Le jeu propose trois difficultés: je n’ai essayé que la plus facile, n’ayant pas envie de m’encombrer de gros calculs, même si en fin de compte, l’utilisation des pouvoirs m’y a confrontée.

Il y a néanmoins plusieurs problèmes à relever. Le premier est la langue utilisée, dont vous vous doutez qu’il s’agit de l’anglais. J’aurai peut-être moins tiqué sur ce paramètre s’il n’y avait pas les problèmes à résoudre, qui peuvent bloquer l’histoire si vous ne comprenez pas la question. Heureusement, comme ici, il s’agit d’un jeu basé sur la somme, vous savez que vous serez uniquement confronté à additionner les chiffres.

Tout est en anglais

Tout est en anglais

Le deuxième est le fait qu’il n’y a pas vraiment de tutoriel. Si les combats sont expliqués, ils ne le sont pas en temps réel. Et pour répondre aux problèmes, faut-il encore parler à un autre personnage et comprendre ce qui est écrit.

Interface de combat

Interface de combat

Le troisième est qu’en une heure et demi, le jeu est terminé. Vu la fin, on se doute qu’une suite avait été au moins prévue et qu’elle comprendrait au moins la soustraction.

Le quatrième concerne la difficulté: on peut supposer qu’une difficulté facile n’impliquera pas de calculs dans les centaines. Au final, pour pouvoir utiliser les pouvoirs les plus puissants, il est nécessaire de savoir jongler avec celles-ci. L’enfant plus jeune peut utiliser l’attaque simple mais dès lors, le temps sera plus long pour se défaire des ennemies.

Le genre de calculs en facile pour les pouvoirs... La difficulté est facile, pas difficile!

Le genre de calculs en facile pour les pouvoirs… La difficulté est facile, pas difficile!

Le jeu a été réalisé avec le moteur RPG Maker, un choix de secours, car en réalité, l’équipe voulait utiliser Unity mais cela devenait trop compliqué (un article sur le blog de la prof en anglais résume le parcours de Mathoria). Au final, ce n’est plus mal vu que les enfants sont plus susceptibles d’être attirés par le style.

RPG Maker

RPG Maker

Mathoria n’est pas mauvais en soi. Loin de là, la vocation pédagogique de faire du drill en calcul mental est pleinement atteinte. Maintenant, il est vrai que la difficulté des pouvoirs alors que j’étais dans la plus facile risque de pénaliser les plus petits (je parle de ceux qui ont 6-7 ans). Le fait qu’il soit en anglais nécessite une personne adulte capable de comprendre la langue. Néanmoins, Mathoria est gratuit, ce qui signifie la possibilité de l’essayer sans devoir débourser de l’argent. A vous de voir si le jeu vaut la peine pour un enfant ou pas.

Site officiel: http://senshi.ph/2014/12/mathoria-it-all-adds-up/ – possibilité de télécharger le jeu depuis cette page

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Vinciane

Conseillère pédagogique et développeuse PHP, passionnée de nouvelles technologies, de l'histoire (particulièrement l'Antiquité et la Second Guerre Mondiale) et des jeux vidéo, j'aime écrire, tester et partager.

One Comment

  1. Thank you very much for reviewing the game. It means so much. By the way, the sequel has been in the works since last year and we’ve been redoing it recently. It should be released sometime in 2016 and is a lot longer than Mathoria 1. We’re trying to shorten it due to many children’s attention span (specifically our test subjects), so it is taking us quite a long time. Again, thank you. 🙂

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